Nourriture terrestre , fragments d'un futur organique
Terrestrial Food, fragments of an organic future
2026
Terrestrial Food, fragments of an organic future
2026
Terrestrial food (2026)
Dans une logique d'observation continue, l'image devient un espace d'analyse. À la manière d'une cellule ou d'un microcosme, l'objet numérique révèle un organisme composé de données, de codes et de formes. Un système qui semble vivre de ses propres mécanismes, oscillant entre autonomie et contamination.
Le temps agit comme un processus de transformation. Les flux se superposent, se répètent, se parasitent, jusqu'à s'épuiser et disparaître. De cette lente métamorphose émergent des formes à la fois organiques et minérales, où les textures, les matières et les signes brouillent les repères. Le vivant semble se fossiliser tandis que le numérique acquiert une qualité presque biologique.
Cette série de vidéos se déploie comme un poème dystopique où le web devient un territoire vivant. Les structures numériques y évoluent selon une logique autonome, comme un écosystème en mutation continue. Par le ralentissement, la répétition et la durée, l'image invite à une contemplation où les frontières entre l'organique, le minéral et le numérique se dissolvent progressivement, jusqu'à faire vaciller notre perception du réel.
In a logic of continuous observation, the image becomes a space of analysis. Like a cell or a microcosm, the digital object reveals an organism composed of data, code, and forms. A system that appears to live through its own mechanisms, oscillating between autonomy and contamination.
Time operates as a process of transformation. Flows overlap, repeat, and interfere with one another until they become exhausted and disappear. From this slow metamorphosis emerge forms that are at once organic and mineral, where textures, materials, and signs blur perceptual boundaries. The living seems to fossilize while the digital acquires an almost biological quality.
This series of videos unfolds as a dystopian poem in which the web becomes a living territory. Digital structures evolve according to an autonomous logic, like an ecosystem in continuous mutation. Through slowing down, repetition, and duration, the image invites a mode of contemplation in which the boundaries between the organic, the mineral, and the digital gradually dissolve, ultimately destabilizing our perception of reality.
L'installation déploie un environnement où se rencontrent vidéo, sculpture, image numérique et références aux subcultures contemporaines. À la frontière de l'installation immersive et du dispositif de simulation, elle emprunte au langage du jeu vidéo — avatars, mondes persistants, interfaces et systèmes de navigation — pour construire un espace où les régimes de réalité demeurent volontairement instables.
Le paysage marin, récurrent dans la série, évoque autant un territoire post-catastrophe qu'un décor de science-fiction. Les résonances avec le Japon d'après Fukushima ou l'imaginaire des “kaijus”, relèvent d'une mémoire diffuse, où catastrophe écologique, fiction spéculative et mythologies populaires se confondent. Une présence indéterminée — créature, avatar, artefact numérique — traverse cet horizon sans jamais se laisser identifier.
Entre dystopie et simulation, l'œuvre envisage le monde numérique comme une condition contemporaine plutôt qu'un futur hypothétique. Les formes mutent, franchissent des seuils, brouillent les frontières entre corps, identité et territoire. À travers ce dialogue entre installation, art vidéo et culture vidéoludique, le projet explore les nouvelles formes de croyance produites par les environnements numériques, où les avatars deviennent des figures de médiation et les interfaces les paysages d'une réalité en constante reconfiguration.
The installation unfolds as an environment where video, sculpture, digital imagery, and references to contemporary subcultures converge. Situated between immersive installation and simulation, it draws on the language of video games—avatars, persistent worlds, interfaces, and navigational systems—to construct a space in which the boundaries of reality remain deliberately unstable.
The seascape, a recurring motif throughout the series, evokes both a post-catastrophic landscape and a science fiction setting. Echoes of post-Fukushima Japan and “kaiju” mythology emerge not as direct references but as fragments of a shared visual memory, where ecological disaster, speculative fiction, and popular mythologies overlap. An indeterminate presence—creature, avatar, artificial intelligence, or digital artefact—inhabits this horizon without ever settling into a fixed identity.
Oscillating between dystopia and simulation, the work approaches the digital as a present condition rather than a distant future. Forms mutate, cross thresholds, and dissolve the boundaries between body, identity, and territory. Through the convergence of installation, video art, and gaming culture, the project examines the new systems of belief produced by digital environments, where avatars become mediating figures and interfaces transform into landscapes of a reality in constant reconfiguration.
طائ
Neshama, 2019“Neshama” est une pièce réalisée pendant le confinement, après le décès de ma mère du Covid-19. À cette période, je découvre les outils de création 3D et j'utilise ce nouveau médium comme un espace de projection.
Une capsule ou un vaisseau semble traverser une forme organique composée de multiples ramifications. L'image oscille entre apparition, contamination et disparition, sans chercher à fixer un récit.
Cette œuvre marque un basculement dans ma pratique. Elle inaugure un travail où les outils numériques deviennent un moyen d'aborder des expériences intimes, à travers des formes générées, ambiguës et ouvertes.
“Neshama” is a work created during the lockdown, following my mother’s death from COVID-19. During this period, I discovered 3D creation tools and used this new medium as a space for projection.
A capsule or vessel appears to traverse an organic structure composed of multiple branching forms. The image oscillates between apparition, contamination, and disappearance, without seeking to stabilize a narrative.
This work marks a turning point in my practice. It initiates a body of work in which digital tools become a means of addressing intimate experiences through generated, ambiguous, and open-ended forms.