Commissions

01

Paris Hilton

Oyster Magazine · Byron Spencer

Une iconographie instable, entre mode, archive Internet et mémoire de l’image.

à propos du projet
Cette commande pour Paris Hilton, Oyster Magazine, réalisée en collaboration avec le photographe Byron Spencer, part d’une question simple : que devient l’image lorsque nous avons accès à toutes les images ?

Internet a transformé notre rapport à l’iconographie. Les images circulent, se copient, se déforment, se superposent et perdent progressivement leur origine. Les vêtements deviennent des signes parmi d’autres, immédiatement reconnaissables puis aussitôt remplacés par de nouveaux signes.

Le projet cherche à travailler dans cet espace de saturation. À partir de fragments de mode, film super8, Image lofi, de photographies et de références visuelles, il construit une nouvelle iconographie, volontairement instable.

Il s’agit aussi d’une réflexion sur la perte de l’abstraction. Lorsque tout est visible, identifié et immédiatement lisible, que reste-t-il de ce qui ne peut pas être nommé ?

Les images deviennent alors des signaux qui se brouillent. Elles sont détruites, recomposées, déplacées et réassemblées. Le vêtement n’est plus seulement un objet de mode : il devient une forme, un symbole, une trace parmi une quantité infinie d’autres traces.

Le projet explore ainsi un Internet saturé d’images, où l’original et la copie, le réel et le numérique, le signal et le bruit finissent par se confondre. 

Ce qui reste n’est peut-être plus une image, mais son écho.

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EN

This commission for Paris Hilton, Oyster Magazine, created in collaboration with photographer Byron Spencer, explores what happens to images when we have access to all images.

Drawing from fashion fragments, Super 8 film, lo-fi imagery, photography and the endless visual archive of the Internet, the project builds a deliberately unstable new iconography.

It reflects on the loss of abstraction in a world where everything is visible, recognizable and immediately consumed. Images become signals that are distorted, fragmented, destroyed and recombined.

Clothing becomes more than an object of fashion: it becomes a form, a symbol, a trace within an endless flow of images.

In this saturated digital landscape, original and copy, reality and simulation, signal and noise begin to merge.

What remains may no longer be an image, but its echo.

02

PAON!

Balmain × Hôtel Le Bristol

Le motif du paon traverse l’écran : de l’ornement au signal numérique.

à propos du projet
PAON ! BALMAIN x HOTEL LE BRISTOL

Commissionnée par Emmanuel D’Orazio et Marc Zaffuto, PAON! est une installation conçue pour l’Hôtel Bristol, en dialogue avec le paon emblématique qui marque l’entrée de son bar.

Inspirée de l’univers de Balmain, l’œuvre se déploie sur un écran à demi-teinte où la texture de la plume de paon est réappropriée et transformée par le glitch. Entre matière organique et image numérique, le motif se fragmente, se trouble et se recompose.

PAON! envisage ainsi l’écran comme un espace de passage : entre architecture et image, ornement et abstraction, patrimoine et contemporanéité.

crédits : Yomope, Michaël renassia


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EN

Commissioned by Emmanuel D’Orazio and Marc Zaffuto, PAON! is an installation created for the Hôtel Bristol, in dialogue with the iconic peacock that welcomes visitors at the entrance of the bar.

Inspired by the world of Balmain, the work unfolds across a halftone screen, where the texture of the peacock’s feathers is reinterpreted and transformed through glitch. Between organic matter and digital imagery, the motif fragments, blurs and recomposes itself.

PAON! considers the screen as a space of transition between architecture and image, ornament and abstraction, heritage and contemporaneity.

Credits: Yomope, Michaël Renassia
03

Christian Louboutin

Palais de Tokyo
visionner

Lumière, danse et surfaces LED composent une architecture d’images.

à propos du projet
LOUBOUTIN x PALAIS DE TOKYO

Commanditée par LOUBOUTIN à l’occasion du lancement d’une nouvelle gamme de rouges à lèvres au Palais de Tokyo, cette installation immersive explore les possibilités spatiales et performatives de l’image en mouvement.

Un dispositif monumental de surfaces LED, d’écrans multiples et de lumières programmées compose un environnement en constante transformation, activé par la présence des corps et de la danse. L’iconographie et les couleurs propres à Louboutin y sont déplacées vers un langage abstrait, fragmenté et cinétique.

À la frontière de l’installation, de l’art vidéo et de la performance, l’œuvre envisage l’image comme une architecture immersive, où lumière, mouvement et matière numérique reconfigurent la perception de l’espace.

Curateurs : MARC ZAFFUTO, MANON SAVARY


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EN

Commissioned by LOUBOUTIN for the launch of a new lipstick collection at the Palais de Tokyo, this immersive installation explores the spatial and performative possibilities of moving image.

A monumental arrangement of LED surfaces, multiple screens and programmed lighting creates an ever-changing environment, activated by the presence of bodies and dance. Louboutin’s distinctive imagery and colours are displaced into an abstract, fragmented and kinetic visual language.

At the intersection of installation, video art and performance, the work considers the image as an immersive architecture, where light, movement and digital matter reshape the perception of space.

Curators: MARC ZAFFUTO, MANON SAVARY
04

Iconic Pop

Iggy Azalea · American Tour

Une constellation de portraits conçue à l’échelle du live.

à propos du projet

ICONIC POP — Iggy Azalea American Tour


Conçue pour la tournée américaine d’Iggy Azalea, cette installation monumentale propose une relecture contemporaine de son univers.

Réalisée avec le photographe californien Tom Kerr, Lucid production, elle se déploie sur plus de vingt dates devant plus de 400 000 spectateurs. Pensée pour le live, elle dépasse la fonction décorative et devient un environnement immersif : une architecture d’images traversée par la lumière, le mouvement et le rythme du concert.

Le projet puise dans les codes d’Iggy Azalea — puissance iconique, glamour, attitude, hip-hop et culture populaire — pour les recomposer dans un langage graphique et monumental. Hip-hop, trap, soul et pop s’y rencontrent dans une esthétique spectaculaire où l’image devient matière, signe et présence.

Le regard frontal et cinématographique de Tom Kerr, ancré dans la culture visuelle américaine, transforme l’artiste en une constellation d’icônes. Ses photographies sont intégrées à des compositions conçues pour être vues à très grande échelle.

L’installation ne se contente pas d’illustrer l’univers d’Iggy Azalea : elle le réinterprète. Corps, portrait, geste et symbole composent une iconographie pop renouvelée, entre image médiatique et construction d’une figure contemporaine.

Le live devient ainsi un espace d’exposition et de création, où la photographie rencontre la musique et où l’image quitte son cadre pour devenir architecture.

Une œuvre d’art en mouvement, Mix média, culture pop et architecture de l’image.



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EN

Created for Iggy Azalea’s American tour, this monumental installation offers a contemporary reinterpretation of her visual universe.

Developed in collaboration with Californian photographer Tom Kerr, Lucid production, the work unfolds across more than twenty dates in front of an audience of over 400,000 spectators. Conceived specifically for the live environment, it moves beyond the traditional function of stage design to become an immersive visual environment — an architecture of images shaped by light, movement, and the rhythm of the performance.

The project draws on the codes that have defined Iggy Azalea’s identity — iconic power, glamour, attitude, hip-hop, and popular culture — and recomposes them through a graphic and monumental visual language. Hip-hop, trap, soul, and pop converge within a spectacular aesthetic in which the image becomes material, symbol, and presence.

Tom Kerr’s direct, cinematic perspective, deeply rooted in American visual culture, transforms the artist into a constellation of icons. His photographs are integrated into compositions conceived to be experienced at monumental scale.

Rather than simply illustrating Iggy Azalea’s world, the installation reinterprets it. Body, portrait, gesture, and symbol come together to create a renewed pop iconography, situated between media image and the construction of a contemporary cultural figure.

The live performance thus becomes a space for exhibition and artistic creation — 
05

Passengers

Institut français du Bahreïn × Al Riwaq · 2025

Une mer numérique traversée par les traces et les récits de Dilmun et de Tylos.

à propos du projet
PASSENGERS, 2025
Institut français du Bahreïn × Al Riwaq


Passengers est une œuvre immersive des artistes français Maxime Passadore et Michael Renassia, présentée dans le cadre de The Nest et de Novembre Numérique 2025.

Avec Passengers, les artistes proposent une traversée de la mémoire maritime de Dilmun et de Tylos, deux civilisations anciennes intimement liées à la mer, aux échanges, aux routes commerciales et à la pêche des perles.

L’œuvre fait dialoguer mémoire et technologie. La « mer numérique » devient ici un espace de passage, une matière presque vivante, traversée par les voix, les récits et les traces du passé.

La bande sonore, inspirée des chants Fijiri et des anciens poèmes des Mu’allaqat, renforce cette sensation de voyage dans le temps. Elle évoque une mer qui n’est pas seulement géographique, mais aussi symbolique et mémorielle.

Ce qui me touche particulièrement dans Passengers, c’est cette idée de trace : celles laissées par les voyageurs, les plongeurs, les récits transmis de génération en génération, mais aussi celles qui s’effacent peu à peu.

L’œuvre nous place ainsi dans un espace subtil entre présence et absence, mémoire et oubli, patrimoine et imaginaire.

Pour cette 10ᵉ édition de The Nest — « In the Wake of Tides », Passengers devient une rencontre entre la scène artistique française et le contexte culturel bahreïnien, autour de ce qui nous relie : les histoires que nous choisissons de conserver et celles que le temps transforme.

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EN

Passengers is an immersive work by French artists Maxime Passadore and Michael Renassia, presented as part of The Nest and Digital November 2025.

With Passengers, the artists invite us on a journey through the maritime memory of Dilmun and Tylos, two ancient civilisations deeply connected to the sea, trade, maritime routes, and pearl diving.

The work brings memory and technology into dialogue. Here, the “digital sea” becomes a space of passage, an almost living material, carrying voices, narratives, and traces of the past.

The soundtrack, inspired by Fijiri songs and the ancient Mu’allaqat poems, reinforces this sense of travelling through time. It evokes a sea that is not only geographical, but also symbolic and memorial.

What particularly moves me about Passengers is this idea of the trace: the traces left by travellers, pearl divers, and stories passed down from one generation to the next, as well as those that gradually disappear.

The work places us in a subtle space between presence and absence, memory and forgetting, heritage and imagination.

For this 10th edition of The Nest — “In the Wake of Tides,” Passengers becomes a meeting point between the French art scene and the cultural context of Bahrain, around what connects us: the stories we choose to preserve, and those transformed by the passage of time.

06

Tokyo

Institut français × SuperDeluxe · 2005

Performance et image en mouvement.

à propos du projet
INSTITUT FRANÇAIS DE TOKYO — SUPERDELUXE - 2005

Invité a performer dans le cadre du Symposium à Tokyo, présentation, réflexion autour des formes digitales en temps réel, à la croisée de la performance, de l’installation performée, de la vidéo live et de la création d’images lofi.

Le Symposium réunit artistes, chercheurs et étudiants autour des transformations de l’image à l’ère des technologies numériques. Conférences, rencontres et présentations interrogent les relations entre image, son, espace et performance, ainsi que les nouvelles modalités de production et de perception qui émergent de ces pratiques.

Dans ce contexte, l’image n’est plus seulement un objet à regarder, mais un espace actif, généré et transformé en temps réel. Le dispositif devient alors un lieu d’expérimentation où le signal numérique, le son, la lumière et le mouvement participent d’une même écriture.

Le Symposium constitue également un espace de rencontre avec plusieurs artistes majeurs de la scène des arts numériques, parmi lesquels Ryoji Ikeda, Ryoichi kurokawa et Portable [Kommunity], permettant de confronter différentes approches de l’image, du code et de la performance.

Le programme se clôt par une performance et un échange avec des étudiants universitaires, prolongeant cette réflexion collective sur les pratiques contemporaines de l’image et sur les formes performatives que permettent les technologies numériques.

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EN

Invited as part of the Symposium in Tokyo, Michael Renassia presents a reflection on real-time digital practices, situated at the intersection of performance, performative installation, live video, and chiptune image-making.

The Symposium brings together artists, researchers, and students to explore the transformation of the image in the age of digital technologies. Through lectures, discussions, and presentations, the programme examines the relationships between image, sound, space, and performance, as well as the new modes of production and perception emerging from these practices.

Within this context, the image is no longer understood simply as an object to be viewed, but as an active space—generated, processed, and transformed in real time. The dispositif becomes a site of experimentation in which digital signals, sound, light, and movement contribute to a shared visual and sonic language.

The Symposium also provides an opportunity to encounter and engage with several key figures in the digital arts scene, including Ryoji Ikeda, Ryoichi Kurokawa